Veja : un voyage du Brésil... à Lille !

Voila plus de douze années qu’el MARKET propose les baskets VEJA à Lille. Et pendant toutes ces années de partenariat, nous en avons vu des pieds venir essayer les Volley, les Taua et les Esplarhésitant entre les modèles en cuir et ceux en coton, marchant de long en large dans la boutique pour les tester et bien souvent tomber sous le charme de leur look et de leur confort.

En plus de ces centaines de paires de pieds qui ont défilé, ce sont aussi des centaines de paires d’oreilles qui ont écouté l’histoire de ces baskets éthiques créées en 2004 par Ghislain et Sébastien, après un tour du monde du développement durable.

De la production du coton bio et du caoutchouc naturel à leur arrivée en boutique à Lille, en passant par leur confection, c'est plus qu’une simple paire de tennis éthiques que nous vous contons.


Coton biologique, Caoutchouc naturel et cuir écologique

A l’opposé des standards de l’agriculture intensive très présents au Brésil, le coton provient d'exploitations plus modestes (environ 1 hectare) du côté de la région du Nordeste. Chaque champ mélange production de coton biologique et culture vivrière en éco-agriculture. Les 320 familles y travaillant dans le cadre du commerce équitable peuvent ainsi subvenir à leurs besoins en comptant sur un prix de revente négocié à 65% au dessus du prix du marché, ainsi que des primes afférentes au commerce équitable et à l’agroécologie.

De 3 tonnes de coton bio produits en 2005 par ces producteurs, c’est aujourd’hui plus de 13 tonnes qui sont utilisées chaque année par Veja.

Le coton est labellisé "Max Havelaar", ce qui pour Veja n’est pas une fin en soi, mais un standard minimum servant de base à l’amélioration des conditions de travail.

Les semelles en caoutchouc naturel proviennent d’Hévéa poussant en Amazonie. Grace au procédé « Folha Desfumada Liquida »  la sève est transformée en feuilles de caoutchouc directement utilisables et permet ainsi d’améliorer les revenus des producteurs tout en diminuant les procédés de transformation. Cette culture de l’Hévéa permet aussi de freiner la déforestation par une gestion durable dans un pays connu pour sa forêt Amazonienne.

Le cuir utilisé pour les chaussures est tanné de manière écologique, sans chrome polluant pour les rivières (et nocif pour les pieds).

Veja connait aussi les limites actuelles de son projet. La production de coton biologique est aléatoire et ne permet pas une production extensible de paires de baskets. Les teintures, bien que certifiées par Ecolabel, ne sont pas encore écologiques. Conscient du chemin qui reste à parcourir, Veja travaille activement à améliorer sa production sans pour autant perdre son âme. 

De Porte Alegre... à Lille !

Les ateliers de confection avec lesquels travaille Veja sont devenus de véritables partenaires au fil des années. Situé autour de Porto Alegre, chaque atelier s’engage à respecter les règles de l’OIT (Organisation International du Travail).

Ces unités de fabrication à taille humaine permettent aussi une proximité du lieu de travail pour les ouvriers, des habitations décentes, des congés payés, une semaine de 40h et un salaire de 238€ (quand le salaire minimum au Brésil est de 205€).

Veja s’engage aussi à ne pas faire de publicité, ne pas surproduire les baskets et de réduire l’empreinte carbone de ses activités, et ainsi permettre un prix juste pour une production respectueuse de l’environnement.

La partie logistique en France est réalisée par un atelier d’insertion « Atelier sans Frontières ».

Ce sont donc plus que de simples baskets que vous avez aux pieds, mais une partie du Brésil verte et respectueuse de l’homme et de son environnement.

A vos pieds ! Prêts ! Partez !